15forhunger

Pour que la Belgique respecte son engagement en faveur de la lutte contre la faim

La Belgique s’est engagée à attribuer 15% de son aide publique au développement à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.
Cet engagement n’a jamais été respecté.

Pire, alors que la sous-alimentation augmente depuis 2015, la contribution belge pour la lutte contre la faim diminue.

150

millions
personnes


150 millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim ces dernières années

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% de
l’aide belge


La part de l’aide belge consacrée à la lutte contre la faim a diminué de 13,5% en 2017 à 9% en 2021

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Nous demandons à la Belgique de réaffirmer la sécurité alimentaire comme objectif prioritaire de la coopération internationale et de fixer une trajectoire de croissance réaliste pour atteindre les 15% au plus tard en 2026.

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Pourquoi c’est important ?

  • En 2015, les Etats se sont engagés à éradiquer la faim dans le monde d’ici à 2030 mais depuis lors, la situation s’est fortement empirée. Dans ce contexte, la Belgique doit au minimum respecter ses engagements financiers.
  • Dans un monde d’opulence et de production largement excédentaire, la violation du droit fondamental à l’alimentation est un scandale et une injustice profonde qui peut être évité.
  • Investir dans l’agriculture et le développement rural, là où se concentre l’extrême pauvreté, a des effets démultiplicateurs : le PIB généré par l’agriculture est 2 à 3 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance dans tout autre secteur. Cet investissement permet également de résoudre de nombreux enjeux de développement : sous-alimentation, santé, environnement, emploi des jeunes, migrations forcées.
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L’action de la Belgique

Après la crise des prix des denrées alimentaires et les émeutes de la faim de 2007-2008, la Belgique s’est engagée à consacrer au moins 15 % de son aide publique au développement (APD) à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Depuis, cet engagement a été renouvelé à plusieurs reprises, et à nouveau par le gouvernement Vivaldi.

Or, à l’exception de l’année 2013 où l’objectif a quasi été atteint, jamais 15% de l’APD n’a été attribuée à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Pire, alors que la faim s’est exacerbée de façon dramatique ces dernières années, les investissements n’ont cessé de diminuer, passant de 13,5% en 2017 à 9% en 2021.

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L’ODD 2, faim zéro, hors d’atteinte ?

L’objectif de Développement Durable 2, visant à éradiquer la faim, devient de plus en plus irréaliste à atteindre. Les causes de la faim sont multiples et interconnectées , mais le manque d’investissement dans l’agriculture et la sécurité alimentaire en fait partie. Un engagement politique renouvelé de la part de la communauté internationale et de la Belgique est donc absolument nécessaire.

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Recommandations

  • Réaffirmer la sécurité alimentaire comme objectif prioritaire de la coopération internationale et fixer une trajectoire de croissance réaliste pour atteindre les 15% au plus tard en 2026.
  • Diriger ce soutien de manière prioritaire et sans équivoque vers la transition agroécologique des systèmes alimentaires, en assurant une place centrale pour les agriculteurs.trices de petite échelle et leurs organisations.
  • Prioriser les institutions multilatérales du secteur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, à savoir les organismes des Nations unies spécialisés dans ce domaine [1] et renforcer le poids politique de l’organe de gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale (Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale).
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