Répondre aux crises alimentaires dans des contextes fragiles : 5 accents prioritaires
En 2023, 281 millions de personnes étaient confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë dans 59 pays/territoires. Une augmentation de 24 millions de personnes depuis 2022 et un chiffre qui a doublé par rapport à 2019. Ces populations font face à des pénuries alimentaires graves, qu’elles soient soudaines ou prolongées, tout en dépendant d’une assistance d’urgence et déployant des stratégies de survie pour subvenir à leurs besoins.
Du moyen au long terme, la Coalition contre la faim (CCF) défend la transformation des systèmes alimentaires et la promotion de l’agroécologie comme des prescriptions structurelles pour nourrir la population mondiale et résister aux différents chocs climatiques, politiques et économiques. Pour y parvenir, la cohérence des politiques de développement représente un enjeu de taille, mais non moins crucial.
À court terme, les crises alimentaires nécessitent des actions d’urgence et donc des réponses humanitaires, tels que dans les cas de désastres naturels, de conflits violents ou de déplacements de population. La fragilité de ces contextes exige également des approches adaptées, holistiques et complémentaires vers l’atteinte de l’objectif « Faim Zéro » d’ici à 2030.
En se basant sur l’expertise politique et opérationnelle des membres de la CCF, cette note vise à résumer à la fois ces tendances et les réponses prioritaires dans ce sens. Elle propose un certain nombre de recommandations concrètes pour les protagonistes de la Coopération belge intervenant dans des contextes fragiles.
